Victor est un collégien qui a bien du mal avec les études. Etiqueté «cancre», il collectionne les blagues, il s’embrouille dans les mots, s’affole devant une équation pleine de X et de Y. Il a une bien piètre image de lui-même et pourtant il ne le devrait pas car il a l’intelligence du cœur, il vit dans son propre monde qu’il choisit poétique et lumineux, il réinvente Flaubert et Beethoven, il jongle avec les mots et les situations, s’en sort comme il peut et sa capacité d’auto-analyse est impressionnante de justesse et de clairvoyance.
Et Victor est heureux. Il vit avec son père qu’il adore et partage avec lui la passion des vieilles voitures, ils sont incollables sur l’histoire et la fabrication des Panhard, et si Victor est une bille en maths et en géographie, il sait tout sur les vilebrequins et les pompes à injection.
Au collège, il vit dans l’ombre de son ami Haïçam, comme lui un peu à part, peu disert, très bon élève, mangeur de Loukoums et immense joueur d’échecs.
Et soudain… Marie-Josée… Magnifique rousse… Première en tout… Violoncelliste… qui vole à son secours lors d’un contrôle de maths à l’issue forcément catastrophique. Et voilà le cœur de Victor qui s’emballe, le voilà qui passe en mode amoureux. Pour elle, il est prêt à raccrocher, à tout faire pour ne plus se ridiculiser devant les profs et il accepte même qu’elle l’aide à remonter la pente.
Mais Marie-Josée à un secret et c’est bientôt Victor qui va devoir l’aider. C’est le début d’une incroyable aventure qui fera exploser un Victor inventif, courageux, attentionné, dévoué corps et âme et prêt à tout pour les beaux yeux de sa Marie.
A que voilà un roman positif ! Ah comme ça fait du bien ! Victor est attachant et les personnages qui gravitent autour de lui le sont tout autant. On sourit, on rit, on s’étonne et surtout… on s’émeut.
Un super roman bien plus profond qu’il n’y parait (je ne vous ai pas tout dit !), idéal pour les collégiens et possible dès 10 ans.
Extrait :
« Le lendemain j’hésitais encore un peu et je réfléchissais à tout ça, quand le prof d’histoire m’a demandé devant toute la classe :
- Alors Victor, Gutenberg, qu’est-ce qu’il a inventé ?
Je n’ai pas pris le temps de réfléchir, ce qui est une grave erreur, dans la vie en général. J’ai répondu :
- L’imprimante !
Le point d’exclamation, c’est pour montrer comme j’étais sûr de moi et de ma réponse (…) J’ai cru que j’allais prendre un savon, mais ça été bien pire, car le prof m’a posé une nouvelle question :
- Laser ou jet d’encre ? »
Bonjour Isabelle,
Merci pour ces phrases sympathiques et superbement tournées. Je vous remercie sincèrement de cette lecture. Peut-être nous croiserons-nous lors d’un quelconque salon ?
Bien chaleureusement
Pascal Ruter