Billets d'humeur — 15 décembre 2011
En cette fin d’année…

Il paraît que c’est l’époque qui veut ça : tout le monde est débordé ! Faut finir ce truc avant la fin de l’année, clôturer le machin, racheter les chaussures chaudes au petit, prévenir la banque qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que tout va très bien Madame la Marquise, remplir le frigidaire, chercher chez qui on va pouvoir s’inviter pour le réveillon parce que là, c’est bon, y’en a marre, un peu chez les autres, comparer la liste des cadeaux avec ceux déjà achetés et cavaler chercher ceux qui manquent, et le sapin, saperlipopette, le sapin !!! Viiiiite, il ne va plus rester que les déplumés…

Alors même si j’ai évacué pas mal de ces choses qui datent du temps où mes enfants habitaient sous mon toit et vidaient le frigo remplissaient mon foyer de bonheur, je suis comme tout le monde : je manque de temps. La faute au syndrome d’hibernation qui me tombe dessus dès le mois de novembre !

Je vous jure que je continue à lire, c’est même ce que je fais de mieux, mais de là à transformer ça en billets « coups de cœur » ou « d’humeur », y’a un fossé. Ce n’est pas les idées ni les envies qui manquent, juste le coup de peps, le « pfffff… on verra demain. », et les « Oh, là, là, purée ! »

Du coup, je vais vous faire un lot. Du vrac de j’aime et j’aime pas, du vrac de romans, de BD et autres découvertes plus ou moins glorieuses de cette fin d’année. Peut-être y piocherez-vous des idées de cadeaux.

C’est parti.

D’abord les belles trouvailles :

Il y a une BD toute mimi : « les souvenirs de Mamette » de NOB. En fait, la vraie série, c’est celle de Mamette, une petite vieille espiègle qu’a juste oublié de grandir et donc de vieillir. Dans ses « souvenirs », elle raconte son enfance pas forcément rigolote mais tellement touchante et pleine de tendresse. Les dessins sont très colorés et servent très bien le ton humoristique de l’ensemble. (De 7 à 107 ans, comme toutes les bonnes BD)

« Lali l’orpheline » de Thierry LENAIN et Olivier BALEZ. Avec en sous-titre : « Où l’on se demande si l’on peut faire du mal en croyant faire du bien ». Difficile de vous parler en quelques mots des textes qui m’ont vraiment touchée. Celui-ci en fait partie. C’est l’histoire d’une toute jeune femme qui s’envole de son nid familial pour donner de son temps dans un orphelinat en Inde. Ce qu’elle va découvrir va la déstabiliser dans ce qu’elle a de plus profond. Elle va chercher un soutien téléphonique auprès de son père qui l’aidera, de loin avec beaucoup de délicatesse et d’amour.

Le texte est court et puissant, un vrai, vrai coup de cœur !

« Léonard a une sensibilité de gauche » Livre CD avec la voix de Jean ROCHEFORT et les chansons de Vincent DELERM. Léonard a 10 ans et voudrait comprendre la politique et savoir ce que veut dire « être de gauche ou de droite ». Pour répondre à toutes ces questions, il y a Grand Pierre. Grand Pierre qui bougonne un peu et s’emmêle les pinceaux mais qui permet à Léonard d’y voir plus clair en lui expliquant, pour commencer, ce qu’est une sensibilité.

Je sais que cet objet peut être sujet à des discussions autant sulfureuses que drolatiques, j’en ai fait l’expérience, mais n’en déplaise à Pascal, Antoine et les autres, on s’en fiche que la chantilly soit de gauche,  comme le poulet du dimanche d’ailleurs. Ce texte est plein d’humour et c’est bien de parler politique avec les enfants. Non ?

Un roman adulte maintenant : « Marie-Blanche » de Jim FERGUS. Ceux qui ont lu « mille femmes blanches » (du même auteur) se sont précipités sur celui-ci. C’est un peu la vie de sa famille que Fergus raconte ici. Et quelle famille ! Trois générations de femmes, Trois continents. J’ai dévoré ce roman en une seule bouchée.

Et puis les déceptions :

« Hypnose » de Peter JAMES, un polar d’un auteur déjà apprécié pourtant, mais là… une histoire de fantômes, de femme hantée par ses précédentes vies… de morts violentes inexpliquées (car inexplicables, allons donc). J’aurais du m’en douter : Harry Potter m’horripile comme toutes les histoires de sorcellerie et de trucs qui bougent tout seuls. J’avais qu’à pas !

« Le lézard lubrique de Melancholy Cove » de Christopher MOORE. Avec un titre comme ça, j’ai cru sur paroles les critiques qui parlaient d’un roman décalé, barré et drôle ! J’ai lu un roman crétin où on parle d’un monstre haut comme un immeuble qui bouffe tout sur son passage et qui tombe amoureux d’une bimbo foldingue. J’ai dit crétin ? Pas très poli mais adapté !

Allez, j’ai assez écrit, si vous venez à la médiathèque, on pourra causer des autres, j’adore ça !

On se retrouve très vite (je suis en train de lire « la femme et l’ours » de Jaenada et j’imagine déjà ma future chronique). En attendant, passez de bonnes fêtes et restez en forme !

 Source Illustrations

Auteur de l'article

Isabelle

Lectrice compulsive, enquiquineuse chronique, bavarde incorrigible et chocolat addict.

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